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Les infos de Guy

KATA

Dans tous les katas, il y a trois principes fondamentaux à respecter :

1.le Kuzushi : c’est le déséquilibre, la déstabilisation de Uké

2.le Tsukuri : c’est la construction, l’élaboration de la technique

3.le Kaké : c’est la projection qui résulte du Kuzushi et du Tsukuri

Le Kuzushi n’est possible que si l’attaque est sincère. Il peut s’établir quand l’attaque est en phase terminale, quand l’attaque est en cours de réalisation, quand l’attaque est en préparation. A chaque situation de Kuzushi s’adapteront le Tsukuri et le Kaké.

Dans tous les katas, Tori est responsable de son Uké d’où la nécessité de travailler les deux rôles. Uké doit réaliser des attaques sincères, chuter et se relever correctement.

Tori doit adapter sincèrement la riposte technique sur l’attaque de Uké. Il doit également contrôler les chutes d’Uké.

Les deux partenaires doivent respecter le protocole propre à chaque Kata c’est à dire :

  • le salut
  • les placements et déplacements
  • la position par rapport à Shômen (l’examinateur)

Guy CHOPLIN, 7ème DAN, Formateur IDF

 

 


 

Un bon kata ne consiste pas seulement en un certain nombre d’actions physiques correctes. C’est l’attitude mentale des deux partenaires qui réalise le kiai, ou union des esprits. Là réside l’essence du kata. Il s’agit d’un flux d’énergie mentale, très perceptible lorsqu’on assiste à une démonstration de qualité.

Uke comme Tori doivent manifester leur « ki », ou énergie mentale. L’attitude extérieure est une attitude de calme, de vigilance tranquille et de confiance en soi. Votre Ki et celui de votre partenaire s’unissent et se fondent en kiai, qui induit à son tour un état mental appelé Muga-mushin. Cet état ne s’atteint toutefois qu’au terme d’une longue expérience. Muga-mushin signifie « pas de moi, pas de pensée ». C’est un état d’indifférence qui libère de la conscience des actions accomplies. Dans cet état, l’esprit résout les problèmes de façon pour ainsi dire automatique, d’où son importance en self-défense et en judo.

Le kata est la première façon pour un judoka de faire du judo dans un état d’ignorance des actions précises qu’il est en train d’accomplir. Un judoka est un expert lorsqu’il atteint ce stade. Le kata affine l’esprit, lui permet d’exécuter des actions plus vite que la pensée elle-même ; de cette façon, l’art devient un    «art sans art».

           André ANDERMATT et Guy PELLETIER


L’apprentissage des katas

Il peut se faire de plusieurs façons :

1-Avec son partenaire en inversant les rôles (SOTAI RENSHU)

2-Seul : c’est le TANDOKU RENSHU (dans le rôle de Tori, dans le rôle d’Uke et une troisième forme obligeant à un exercice de mémoire profitable : Uke porte l’attaque, les déplacements jusqu’à la phase finale où il se transforme en Tori, et cela pour chaque technique).

Avec plusieurs partenaires sous forme d’UCHI KOMI, tous doivent travailler les 2 rôles. Ces exercices se font sous le contrôle du professeur ou d’un technicien connaissant bien le kata et l’ayant étudié.

SOTAI RENSHU : dans cet exercice Uke n’est pas neutre : il doit prendre le Kumikata demandé par Tori et le garder pendant tout l’exercice ; il doit rester stable en concentrant son énergie dans le Hara, les bras doivent reste souples. Tori peut alors travailler ses techniques avec rapidité et vigueur.

Au cours de l’exercice Uke peut esquiver à droite, à gauche, en rotation ou briser la force. A Tori d’imaginer la riposte, soit en redoublant la technique, soit en enchainant une autre technique. Dans tous les cas Tori décide de la pratique à droite et à gauche avec des attaques franches et complètes. Cependant, par jeu, Uke peut, à l’improviste, esquiver, bloquer toujours dans le but de faire progresser Tori. Il est évident que ces rôles doivent être inversés.

Cette façon de pratiquer UCHI KOMI amène automatiquement au KAKARI GEIKO.

  A suivre…

Guy CHOPLIN, 7ème DAN, Formateur IDF

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Après les Uchi-Komi vient un autre procédé d’étude : le KAGARI GEIKO.

C’est un exercice d’entrainement où l’un des judokas joue le rôle de l’attaquant et l’autre de la défense, de l’esquive sans bloquer les intentions de Tori. Le but recherché est l’efficacité de la technique et des enchainements.

Pour cela Tori donne ses consignes à Uke :

  1. Tori droitier, Uke gaucher et inversement
  2. Uke ne prend pas le kumikata et Tori doit installer le sien
  3. Uke esquive les attaques de Tori qui cherche à enchainer
  4. Uke bloque les attaques de Tori avec le Hara. Tori cherche la meilleure opportunité pour appliquer son spécial

Cet exercice en déplacement demande de la sincérité de la par de Tori dans la perfection de sa  ou ses techniques et pour Uke une disponibilité pour répondre à cette étude par des esquives ou des blocages appropriés et chuter sans appréhension. Il est important d’inverser les rôles.

Cet exercice amène les judokas vers l’étude du YAKU SOKU GEIKO.

Guy CHOPLIN, 7ème DAN, Formateur IDF